MAMAN, C’EST RACISTE DE DIRE ÇA ?

L’histoire qui va suivre n’est pas de celles qu’on raconte aux enfants. Pourtant, c’est une histoire d’enfants, une histoire qui est arrivée à un enfant, mon fils, F. Il a 10 ans et c’est le plus adorable des petits garçons. F est scolarisé dans une école publique en région parisienne. Jusque là, rien de très original.

Dans sa classe de CM2, son enseignante s’appelle Madame S. Elle encourage les élèves, elle leur distribue des cartes avec des bons points, elle les valorise. Je l’aime bien, Madame S. L’autre jour, F est rentré de l’école avec un texte à lire. Nous sommes en début d’année scolaire, une année marquée par la Covid-19. Dans l’établissement, une petite fille a été surnommée « Corona » par ses camarades. Ils ne veulent plus lui donner la main dans le rang parce qu’elle est asiatique.

Ce soir-là, F s’attèle à ses devoirs. Il parcourt l’œuvre classique qui date de 1967 : les Contes de la Rue Broca, de l’auteur Pierre Gripari. Jusque là, non plus, rien d’original. C’est le lot de nombreux enfants de Navarre, et je me demande même si je n’ai pas, moi aussi au même âge, lu les aventures de la Sorcière de la rue Mouffetard, du Père Lustucru et la Mère Michel qui a perdu son chat.

Ça sonne bon enfant. Sauf que je suis devenue adulte entre temps et, qu’à partir de la page 34, mes oreilles s’enflamment.

Le protagoniste du chapitre se rend en Chine et le voyage s’accompagne d’onomatopées hasardeuses « YONG TCHOTCHOTCHO KONG KONG NGO » répétées 6 fois sur 3 pages et une seule explication :

«  Le chinois, c’est comme ça. On peut tout dire avec une seule phrase. Il suffit de changer l’intonation. » 

Les bras m’en tombent.

Comment les langues chinoises (car il y en a plusieurs, 39 selon Wikipedia) peuvent être simplifiées à outrance et décriées pour bizarrerie dans des termes qui n’appellent aucune réflexion critique ? Est-ce qu’un livre jeunesse peut affirmer un mensonge sans conséquences pour le développement de nos enfants ? Pourquoi un attribut essentiel d’une culture serait réduit à quelques bruits de bouche ? Est-ce pour ça qu’on m’a dit « Ching Chong » et que « parler chinois » est un synonyme de « je n’ai rien compris » ? Pourquoi le sorcier chinois de ce texte est dénommé « le Chinois », comme si une nationalité suffisait pour servir de patronyme ?

Mon fils est interloqué. « C’est raciste de dire ça, Maman ? » Comment pourrait-il soupçonner son livre de lecture de tenir des propos racistes ? Comment un gamin pourrait avoir assez de recul sur ses lectures scolaires ?  Au demeurant, son école prône la bienveillance et sa maitresse est très gentille.

En quelques secondes, j’ai le vertige. Que peut ressentir mon fils lisant à haute voix en classe un texte littéraire qui dégrade la langue de sa mère ? Que faire si les copains ricanent ? Car oui, c’est forcément drôle de se moquer d’une langue aussi risible, d’une culture aussi primitive que ces gens qui parlent avec des « YONG TCHOTCHOTCHO KONG KONG NGO ». Et si mon fils ne rit pas avec eux, vont-ils rire de lui ? Sera-t-il le Chinois de l’école ? Vont-ils lui aussi le surnommer « Corona » et cesser de jouer avec lui à la récré ?

J’explique à mon fiston que, OUI C’EST RACISTE.

«  – La langue de Maman ressemble-t-elle à « YONG TCHOTCHOTCHO KONG KONG NGO » ?

– Non.

– Toi qui comprends le chinois, est-ce que « YONG TCHOTCHOTCHO KONG KONG NGO » te parle ?

– Non.

– Alors pourquoi tu penses que dans ce livre, l’auteur prétend savoir comment parler une langue chinoise ?

– Je ne sais pas.

– Moi, non plus. Mais tu sais que ce qu’il dit, ce n’est pas vrai. »

Après l’avoir couché avec une vraie histoire, de celles qui respectent les êtres humains, je tapote le nom de l’auteur Pierre Gripari (1925-1990), toujours sur Wikipedia. Pourquoi je ne suis pas surprise d’y trouver qu’il est de notoriété publique que cet homme a été proche des milieux d’extrême-droite, contribué à des journaux politiques et est intervenu sur Radio Courtoisie ?

Mais surtout, pourquoi les Contes de la Rue Broca sont au programme de CM2 en 2020 ? Se moquer des Chinois et de « leur langue rétrograde », ça ne choque personne à l’Éducation Nationale ? Sommes-nous au cœur de la fabrique ininterrompue de l’humour raciste que nous retrouverons encore dans 30 ans chez les descendants d’Emmanuel Lechypre, Nicolas Canteloup ou Kev Adams ?

Jusque là, rien de très original.

Tous les matins, je continue de déposer mon fils F à son école publique de région parisienne. Mais les mots « liberté, égalité, fraternité » gravés dans la pierre de la bâtisse s’érodent à chaque entorse aux valeurs de la République. Qu’en restera-t-il ? C’est pour cette raison que j’ai décidé de vous écrire cette histoire. Une histoire pour les adultes. Peut-être, sait-on jamais, qu’elle reviendra aux oreilles de Madame S ou aux enseignant.e.s qui ont inscrit Les Contes de la Rue Broca à leur curriculum. Peut-être qu’un jour, pendant une lecture à haute voix en classe, au lieu d’en rire, d’encaisser ou de rester silencieux, les élèves s’élèveront d’une même voix : « C’est raciste de dire ça ! ». Je nous le souhaite.

Posts created 4

16 commentaires pour “MAMAN, C’EST RACISTE DE DIRE ÇA ?

  1. Je ne connaissais pas le passé de Pierre Gripari et tombe des nues. Je ne peux imaginer ce que ça doit être d’entendre parler de la langue de ses parents de cette manière quand on est enfant. Enseignant remplaçant, j’ai un exemplaire des contes de la rue Broca dans ma sacoche et il m’arrive très souvent d’en lire des extraits aux enfants en fin de journée. Des extraits choisis, car certaines histoires sont en effet très datées (avec des sorties racistes) et je m’abstiens de les lire. En revanche, pour les trois contes que j’ai sélectionnés, c’est le carton plein à chaque fois.

  2. Mesdames,

    C’est avec une certaine appréhension que je rédige ce texte car je dois en répondant à cet article me défendre d’être raciste. Comme tout le monde, je pense que je ne le suis pas, et pourtant j’ai forcément, ancrés en moi, des stéréotypes, dont vous êtes, peut-être mesdames, les victimes. Et puis, je ne suis pas asiatique, je suis blanche, dans le pays où sont nés mes parents, mes grands-parents et de nombreuses générations avant ceux-là. Donc, je ne peux pas me mettre dans vos bottes et je ne pourrais jamais savoir ce que cela fait d’entendre des remarques sur mon visage, sur mes cheveux, les remarques des enseignants qui s’attendent forcément à ce que vous soyez les meilleures (parce que c’est bien connu), etc…Pourquoi dois-je me défendre ? Parce que j’ai lu Les Contes de la Rue Mouffetard, Les contes de la rue Broca, les contes de la Folie-Méricourt, etc….. et que je ne les ai pas trouvé racistes. Je les ai lu à mon fils de nombreuses fois et me croirez-vous si je vous dis qu’il n’est ni raciste, ni intolérant ?

    Que ce conte n’ait pas sa place à l’éducation nationale, c’est possible, l’église y joue un rôle important et la laïcité y prendrait un coup. Que Gripari ait lourdement fleurté avec l’extrême-droite, c’est tout à fait vrai. Mais dire que ce conte est raciste, c’est faire preuve d’un sérieux manque de perspective. Le conte dont parle l’autrice, s’appelle « Le géant aux chaussettes rouges », dès le titre on comprend qu’il s’agit d’une histoire fantastique et on peut même deviner qu’elle sera drôle. Le géant en question souhaite se marier mais, il est trop grand pour épouser la jeune femme dont il est amoureux et on lui conseille d’aller voir le grand sorcier de Chine qui pourra le faire rétrécir, après ça, il ira voir un sorcier breton et enfin, il ira voir le pape. Bref, ce qui est dit dans ce conte n’est pas vrai. C’est un conte qui se déroule dans une caricature de notre monde, cela me semble suffisant pour prendre du recul. Par exemple, dans cette histoire, le pape, qui a besoin d’un conseil, téléphone à la vierge Marie (!!!) en composant SVM – Sainte Vierge Marie (au lieu du SVP à l’époque où ce conte a été écrit). C’est plutôt amusant, et il ne me semble pas que des catholiques se soient sentis insultés. Ensuite, oui effectivement ce qui est dit sur la langue chinoise est faux (mais pour rappel, ce qui est dit sur les sorciers, les géants et sur la vierge marie, est faux aussi, il ne s’agit pas d’un documentaire), ce qui est dit sur la langue chinoise est une plaisanterie qui joue sur le fait connu à l’époque (le conte a été rédigé dans les années 60) que l’intonation compte dans cette langue. Je ne parle pas le Chinois (j’entends par la, la langue du pouvoir en Chine, le mandarin), mais je crois avoir compris que la syllabe que l’on pourrait transcrire par MA peut prendre plusieurs sens selon l’intonation ascendante ou descendante. Donc quand on lit dans ce conte qu’en Chinois on peut tout dire avec la même phrase en changeant le ton, c’est bien sur faux, c’est même parfaitement évident que c’est faux, aucun lecteur ne pense que c’est vrai, mais ce n’est pas insultant. Contrairement à ce qui est dit dans l’article, l’auteur ne « prétend » pas savoir comment parlent les chinois. Aucun des stéréotypes dont souffrent les asiatiques n’est utilisé dans ce conte. Si on explique dans un texte comique à un enfant américain que la France est un pays ou on mange du fromage et des escargots, c’est certes réducteur, mais pas insultant. Dans une histoire du Petit Nicolas, le personnage principal parle d’un camarade de classe anglais et il dit que quand il parle ça fait « oinshoin oinshoin oin ». Est-ce raciste ? non, c’est une blague, qu’un anglais pourrait mal prendre s’il s’était levé du mauvais pied.
    Appeler un enfant « tchingtchong » oui, ça c’est raciste, c’est le « bamboula », le « bougnoule », le « paki », que des enfants asiatiques subissent dans la cour de récréation. Mais le seul personnage chinois de ce conte n’est pas décrit d’une manière raciste, tout ce qu’on sait de lui, c’est qu’il est chinois et qu’il est un sorcier et qu’il est sympathique, et un enfant de CM2, doit avoir acquis assez de recul pour comprendre que l’auteur ne se moque pas et ne souhaite pas réduire la langue chinoise à cette plaisanterie. Il faut le prendre pour ce que c’est : une blague.

    Les asiatiques de France subissent suffisamment d’insultes, il n’est pas nécessaire d’en rajouter là où il n’y en a pas.

    Cela dit, si Ayi s’est sentie insultée, c’est peut-être qu’il y a dans cette histoire quelque chose que je ne vois pas, que je ne ressens pas et qu’elle, d’évidence, à ressenti. Je ne peux pas la juger et surtout je ne souhaite insulter personne et j’espère sincèrement que personne ne sera choqué par ma réponse.

    1. La comparaison avec le camarade anglais n’a aucun sens car les Anglais ne subissent pas de fortes discriminations en France. Les personnes d’origine asiatique, si.
      Ne vous en déplaise, cet extrait est raciste. Si les personnes visées disent qu’il l’est, il l’est. Vous êtes absolument mal placée pour donner votre avis sur la question n’étant PAS concernée. Si je percute quelqu’un avec une voiture, est-ce à moi de dire où la personne a mal ?
      Je suis Noire et même moi je vois le racisme de ce passage. Au même titre que les moqueries sur la langue créole, ce sont des mots qui décrédibilisent nos cultures et à terme nous font passer pour des bêtes de foire. Ces propos sont intolérables dans un livre scolaire, sachant que les enfants qui en sont le public n’ont pas le recul nécessaire pour dire « ça c’est de l’imaginaire, ça c’est du réel ». Un enfant voit qu’on parle d’un personnage chinois, il sait que les Chinois existent bel et bien, il ne va pas se lancer dans une analyse linguistique de ce qu’on lui propose.

      1. J’ai accompagné la classe de mon fils à la mediatheque pour une animation sur la magie à travers le temps. Surprise nous avons eu droit à une lecture d’un passage du livre de Roald Dahl « sorcières sorcières » qui explique en long en large et en travers que les enfants doivent se méfier de toutes les femmes. Bref j’ai été choquée et j’ai trouvé qu’il y avait des choses beaucoup plus intéressantes à dire sur les sorcières et jen ai fait part à la maîtresse qui a rectifié le tir dès le retour en classe. Comme quoi ça vaut peut-être le coup de lui faire part de votre ressenti car le racisme comme la misogynie peuvent parfois être tellement intégrés qu’on ne s’en rend même pas compte.

    2. Je ne suis pas d’accord avec vous sur les conséquences de cette représentation simpliste du chinois, quand vous écrivez:
      « oui effectivement ce qui est dit sur la langue chinoise est faux (mais pour rappel, ce qui est dit sur les sorciers, les géants et sur la vierge marie, est faux aussi ».
      Parce qu’en France on caricature encore les personnes asiatiques, leurs langues et cultures ( ils sont tous chinois c’est plus simple) ce dont elles souffrent légitimement.
      Je suis moins inquiète pour disctiminations subies par les géants et la vierge Marie.

    3. Mais oui, ce passage est raciste; je ne vois pas comment vous pouvez possiblement ne pas le voir. Aprés, faut-il le censurer?… Je me souviens avoir lu cette histoire à mon fils, avoir pensé « purée ça craint »… et ne pas m’être interrompue. Par flemme, par crainte de mal m’exprimer, par lâcheté aussi sans doute; et puis s’il fallait s’interrompre à chaque fois qu’on tombe sur un passage misogyne, raciste, sexiste, grossophobe, … on ne terminerait jamais Harry Potter. Je hais JK Rowling, et en plus de ses prises de position nauséabondes ses livres sont problématiques; mais je ne vais pas non plus priver mon fils d’une référence majeure de la culture enfantine qu’il adore. Ceci dit, si ce livre est enseigné en classe, une discussion approfondie du contexte s’impose.

  3. Effectivement, c’est raciste…entre autres choses !
    Il y a d’autres facteurs il me semble. La sorcière de la rue Mouffetard est rempli de cet humour mi-absurde, mi-enfantin (qui était d’ailleurs une des raisons de son succès auprès de nos plus jeunes lecteurs).
    La question fondamentale je trouve, est celle que vous posez : « pourquoi tu penses que dans ce livre, l’auteur prétend savoir comment parler une langue chinoise ? ». On reste un peu sur notre faim lorsque vous vous contentez d’un « je ne sais pas ».

    Pour ma part, je ne pense pas du tout que l’auteur prétend savoir comment parler une langue chinoise, ni qu’il manipule son lectorat pour le leur faire croire.
    Je pense que le lecteur, aussi jeune soit-il, est suffisamment intelligent pour comprendre qu’il s’agit là d’un procédé humoristique.
    Procédé fondé sur du racisme, certes, mais aussi sur de l’auto-dérision (d’une personne ne sachant rien des langues chinoises).

    Peut-être suis-je trop naïf, mais lorsque quelqu’un me dit « c’est du chinois pour moi ! », j’entends « JE n’y comprends rien » et pas « c’est une langue rétrograde ».

    D’ailleurs j’en profite pour vous demander, y a t-il vraiment « leur langue rétrograde » dans le texte – comme vous l’avez cité entre parenthèses ? (ce n’est pas une question pour faire le malin je précise, je souhaite vraiment savoir car auquel cas ça remettrait en doute ma bienveillance d’interprétation envers ce livre).

    Cela dit pour les « blagues » de Kev Adams, on est d’accord. C’est 100% raciste, 100% bête et il n’y a aucune circonstance atténuante.

  4. Merci pour votre article! Même ressenti ici…Le vague souvenir agréable des bons vieux « contes-de-notre-enfance », la petite fierté quand tu ouvres le bouquin pour le faire découvrir a tes enfants, le malaise qui s’installe au fil des pages et la douche froide du « YONG TCHOTCHOTCHO KONG KONG NGO ». C’est vertigineux de se rendre compte à quel point l’imaginaire collectif est emprunt de racisme…et fou de voir que ce livre est encore enseigné en classe!

  5. Merci pour cet article. Oui c’est raciste et oui c’est banale. Moi aussi je l’ai lu ce livre et non je n’avais pas le recul necessaire pour dire que c’était raciste. Je subissais aussi ces réflexions moqueuses car j’étais souvent un des seules asiatiques de l’école mais pour tous « ce n’était pas du racisme, on rigole quoi ça va t’as pas d’humour ». Maintenant que je suis maman d’un bébé j’appréhende son passage à l’école et je sens que le racisme anti asiatique a évolué. Il est devenu plus virulent, avant il se contentait d’être moqueur.

  6. Bonjour,
    J ai lu enfant les contes de la rue broca et depuis peu je relis ces contes à ma fille. Jusqu ici nous étions restés sur la toute première ac Nadia que je trouve ( outre le paternalisme) intzrressant dans le message sous-jacent (c est ma lecture evidemment) la méfiance que l enfant doit un peu avoir envers l adulte qui non ne doit pas être tout-puissant (sous-jacent encore pour moi méfiez vous des pedocriminels ce qui n etait certainement pas le but de l auteur mais qui me sert dans ce sens). Il y a quelques jours je choisis d en lire une autre Lustucru précisément et la le malaise monte au cour de la lecture je me dis non il n y a pas inscrit clairement qu il est ok de faire du chantage de cruauté contre mariage? Non elle ne va pas accepter et ils vont vivre heureux sans plus jamais en parler? Et bien si. Clairement lustucru pour que la mère Michel accepte de se marier ac lui capturé son chat menacé de le tuer si mariage il n y a pas… un processeur clairement de domination violence conjugale etc… et ce matin je vois votre article et la recherche (que je n ai pas faite car le sexisme me paraissait tellement ancré dans la société que je n y ai mm pas pensé). Mais voilà l educztion nationale qui se prévaut de leçons et d educations de nos enfants en oublie de se poser des questions. La censure? Non mais la diffusion sans explications pour l accompagner me semble continuer de participer aux fragilités de nos sociétés. Servir de discussion voilà qui serait interressant mais je doute encore de beaucoup d enseignants. Pas de tous heureusement!

  7. Ce conte en particulier, je l’ai joué au théâtre quand j’avais 7 ans. Et c’est en évoquant mes années théâtre, il y a 2 jours que j’ai eu la révélation que c’était raciste.
    J’ai plusieurs livres ainsi en attente de relecture de ma part car j’ai des doutes, avant de les confier à ma fille. Et je trouve justement dommage que les listes de l’éducation nationale ne soit pas totalement revue et reprise sur de telles questions (+ le respect des femmes).
    Mais du coup, je m’évite la relecture de gripari et me demande quoi faire du livre (je ne veux pas le donner, mais jeter un livre… Le mettre dans la boîte à bricolage ?)

  8. Bonjour Madame,
    J’ai lu votre article car je l’ai croisé sur un partage facebook, et je l’ai lu car je suis enseignante en collège. Il me semble déjà de mémoire que les histoires autour du petit Rachid et de ses parents sont problématiques, et comme je n’ai pas relu ce livre depuis mon enfance, je n’ai pas de souvenir à part que les histoires se lisaient bien et que la sirène dans le robinet était rigolote. Alors d’abord, merci de votre article pour dénoncer le racisme qui organise ce passage.
    Selon votre relation à l’enseignante de votre fils, je pense (je pense) que vous pourriez lui en parler directement, quitte à vouloir simplement savoir comment elle abordait cet aspect du texte en classe. Je dis ça, car pour ma part, quand j’avais des sixième, je mettais ce livre en suggestions de lecture alors que je ne l’ai pas relu. Tout simplement parce que même les lectures rapides ne sont pas refaites, car il y a tellement de choses à préparer que parfois, on utilise nos vieux souvenirs ou les listes un peu habituelles des suggestions de l’éducation nationale ou d’autres collègues. Et il se peut que l’enseignante de votre fils n’ait pas relu en détails le livre. En tout cas, je sais que moi je serais vraiment heureuse qu’un parent se donne la peine de me signaler un tel problème dans mon travail.

  9. Bonjour,

    Merci beaucoup pour votre article. Aujourd’hui, je me suis mise à relire le bouquin et le passage m’a sauté aux yeux.
    En cherchant sur internet si d’autres personnes ont remarqué le problème, je suis tombée sur votre article.
    J’ai donc profité pour envoyer un mail à la maison d’édition, en espérant qu’ils vont faire le nécessaire, à minimum supprimer cet passage/cette histoire dans les prochaines rééditions.

Répondre à Albane Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles similaires

Commencez à saisir votre recherche ci-dessus et pressez Entrée pour rechercher. ESC pour annuler.

Retour en haut